Quand ce livre est arrivé à la librairie,  un drole de sentiment m’a envahi : en même temps que j’avais très envie de le lire (le résumé de la quatrième de couv’ était très attirant), quelque chose me disait que je n’en sortirais pas indemne … et puis je me suis décidée … sans aucun regret !
Marcus MALTE nous dépeint l’histoire d’un père qui, au chevet de son fils de 15 ans, Michaël, plongé dans un profond coma (vraisemblablement à la suite d’une TS), entreprend à ses cotés une longue conversation, dans l’espoir qu’enfin il se reveille.
 Trois jours durant, dans un long monologue, il va lui narrer l’histoire de deux copains, deux “frères de sang”, deux ados passionnés de guitare, qui n’avaient qu’un seul but dans la vie : devenir stars de rock. Mais alors que l’un est un “bon musicien”, l’autre se révèle être un vrai talent, un génie et entame une fulgurante carrière …
Leur serment “à la vie-à la mort” commence alors à se fissurer.
On comprend très vite que ce récit est en réalité celui de la propre adolescence du père de Michaël et qu’il essaye de le convaincre que malgré les désillusions et les embûches, il faut se battre : la vie vaut toujours le coup d’être vécue.
Et ça marche … au fil des jours, le score de “l’échelle de Glasgow” de Michaël remonte.
Et si ces deux copains ne faisaient qu’un ? et s’ils étaient les deux facettes d’un même individu, un adolescent partagé entre le désir d’avoir le monde à ses pieds et une certaine attraction pour le morbide ?Â
120 pages d’émotions, de rire, de larmes, de colère ;  l’immense cri de détresse d’un père rongé par une double culpabilité …
C’est fou ,  quand enfin ils se lâchent, ce que les hommes parlent bien d’amour  !!

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